Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:22

L'automne a laissé la place à l'hiver, mais ses belles couleurs réchauffent encore mon coeur et aussi celui de MARTINE à qui je souhaite une très bonne fête. Je publie un de ses jolis poèmes en souvenir de son blog ROMANTIC où j'aimais tant me promener et qui est à l'origine de notre amitié.

 

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Petits poèmes d’automne.

 

La feuille rouge de l’érable face au vent

Fait des cabrioles, se retourne et s’envole

En oubliant l’été qui a fermé son auvent

L’automne enfilant son costume caracole.

 

La rivière aux yeux bleus allonge ses bras

Pour attraper un morceau de soleil

Qui déjà succombe sous le poids du nuage bas

Adieu bel été qui emporte un bout de ciel.

 

Frivole été où nous nous roulions dans l’herbe

Toute chaude comme des croissants au beurre

Le temps emmène les feuilles à travers la lueur

Du réverbère où, même la plume cherche son verbe.

 

ROMANTIC

SAM 9812

 

 

 

 

Par Blanche DREVET - Publié dans : poèmes de mes amies et amis - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:02

Pourquoi republier un article sur ce splendide tableau de Jan Van Eyck, La Vierge au Chancelier Rolin, appelé aussi La Vierge d’Autun ?

 

Je pense que notre évolution intérieure a la forme d’une spirale, ce qui veut dire que nous rencontrons souvent plusieurs mois ou plusieurs années après les mêmes  choses ou des évènements identiques que nous regardons avec un regard différent ou complémentaire.

 

un passage du livre de Christian Jacques « le  message des constructeurs de cathédrales » m’a fait cadeau de l’idée d’universalité dans le temps et dans l’espace pour cette merveilleuse Vierge de la fin du Moyen –Age que j’ai appelée La Vierge du Silence :

 

 « Au Moyen-âge, la Vierge est désignée comme ciel et trône de Dieu, ciel qui élève le soleil de vérité, nuage léger contenant la lumière. Ces connotations cosmiques rappellent de manière fort claire, la symbolique de la déesse égyptienne Nout. Dans la symbolique égyptienne, Nout était proche de la déesse Isis. Le culte de cette dernière connut une diffusion prodigieuse en Occident où il se maintint jusqu’au V siècle après JC…Isis portant Horus, l’enfant-dieu, sur ses genoux, inspira le thème de la Vierge tenant le Christ-enfant de la même manière. Au-delà de l’illustration de l’amour maternel, il faut voir dans cette composition symbolique l’affirmation de la Vierge comme trône de la Sagesse. Le nom Isis, en égyptien, signifie probablement Trône et il est particulièrement intéressant de voir que la Vierge chrétienne préserve la même tradition. »

 

La Vierge de Van Eyck

 

LA VIERGE AU CHANCELIER ROLLIN de JEAN VAN EYCK

 

         Ou     

 

 LA VIERGE DU SILENCE

 

C'est un merveilleux tableau qui se trouve au Louvre.

 Il nous enseigne ce que la Vierge a toujours enseigné :

LE SILENCE,

 le vrai silence intérieur qui est la seule voie qui nous permette d'atteindre l'invisible.

 Ce qui m'a frappée d’abord, c'est que le visage de la Vierge ressemble à celui de l'Ange comme pour nous dire que la Vierge appartient déjà au monde céleste.

Les ailes de l'Ange ont les couleurs de l'arc en ciel car nos yeux sont incapables de voir la lumière blanche céleste qui se décompose alors quand l'Ange prend une apparence terrestre.

 

Le tableau a la forme d'une croix dont le symbole est la liberté de l'homme entre la ligne de l'éternel présent vertical qui mène à l'intérieur du soi éternel

 et la ligne horizontale de la vie extérieure de l'homme qui s'étend dans le temps et l'espace quand il conjugue le verbe avoir. Seul le silence permet d'atteindre la ligne verticale de l'être intérieur .La Vierge Marie nous apprend le silence. Elle est la reine du silence qui seul permet d'ouvrir la porte du royaume invisible. Sa royauté se voit à son manteau rouge et à sa couronne.

 

Mais il y a deux sortes de silence: le silence extérieur et le silence intérieur.

 

Sur ce tableau, le silence est délimité par la ligne horizontale de la promenade du château où se trouvent les deux petits personnages qui se penchent vers le monde extérieur. Cette ligne est coupée en son milieu par une ligne verticale invisible. Au centre de cette croix qui est le centre du tableau se trouve un groupe de lis blancs, symbole de pureté. A gauche de ce centre fleuri, il y a deux pies dites bavardes: ce tableau est vraiment la représentation du silence qui règne à l'intérieur de la pièce.

 

Mais le vrai silence ne se trouve qu'à droite: La Vierge et l'Ange ont le regard tourné vers leur être intérieur et portent des manteaux de couleur unie: Rouge pour la Vierge symbolisant la royauté et l'amour parfait. Bleu pour l'Ange ainsi que le prie-Dieu et la robe de la Vierge que l'on devine, le bleu étant la couleur de l'au-delà qui s'élève comme la flamme de la bougie vers la lumière blanche aveuglante de Dieu qui contient toutes les couleurs. L'enfant Jésus a les yeux ouverts mais il a le regard intérieur et lointain qui englobe tout l'univers de l'infiniment petit à l'infiniment grand.

 

A gauche, le chancelier Rollin prie dans le silence mais son silence n'est pas intérieur .Son regard est horizontal: Il regarde à l'extérieur la Vierge et l'enfant Jésus. Son habit est décoré de dessins qui montrent son attachement à l'apparence extérieure. Au dessus de sa tête, les sculptures des chapiteaux symbolisent toutes les pensées qui l'assaillent, et juste à côté de lui, à l'extérieur, trois paons indiquent ses désirs d'ascension sociale. Même si, les mains jointes, le chancelier est en attitude de prière, le livre ouvert sur le prie-Dieu atteste que sa prière ne vient pas de l'intérieur.

 

A l'extérieur, le fleuve qui provient des neiges éternelles de la montagne serpente dans la nature et coupe la ville en deux, manifestant ainsi la loi de la dualité de notre monde terrestre.

 Les deux parties de la ville sont reliées par un pont où passe la foule des êtres qui ne vivent que sur la ligne horizontale de l'existence dans le bruit et la course au verbe avoir.

Seuls deux petits personnages se sont arrêtés dans l'axe de la ligne verticale du centre du tableau où serpente le fleuve qu'ils  regardent  couler.

 L'eau du fleuve qui provient des neiges silencieuses et éternelles de la montagne est le symbole de l'éternel présent qui contient le passé, le présent et le futur. L'éternel présent est sur la ligne verticale, là où il n'y a plus ni espace, ni temps. Atteindre cet éternel présent intérieur est une élévation vers le sommet de la montagne que l'on ne distingue jamais quand on entreprend l'ascension, parce que ce sommet que l'on peut appeler Dieu, c'est le point qui contient Tout et d'où Tout provient.

 

Tout paysage,  aussi laid soit-il, retrouve la beauté quand il  est recouvert de neige, la beauté dans le silence, ce qui prouve que la beauté réelle est intérieure et silencieuse. Le silence intérieur est nécessaire pour atteindre le sommet intérieur et quand on l'a atteint, on ressent alors une grande joie et un grand sentiment de sérénité.

 

Blanche DREVET

 

Le chancelier Rolin fut au XV siècle un grand homme d’Etat au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon .Sa charge dura une quarantaine d’années pendant lesquelles il agrandit la superficie de la Bourgogne qui s’étendit de Dijon à Bruges.

C’était un homme de pouvoir très préoccupé du salut de son âme qui fit don à l’église Notre –Dame d’Autun d’une statue de la Vierge en argent massif avec une couronne en or et qui fit construire les Hospices de Beaune.

 

 

 

 

Par Blanche DREVET - Publié dans : essais sur la beauté et le silence - Communauté : SCALP Symbiose Culture Art Liberté Progrès
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 21:00

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La fée du givre

 

Hier, dans l’ombre du petit matin,

J’ai vu briller toutes les poussières

D’étoiles tombées du ciel.

La fée du givre

Avait fait un nouveau voyage

Depuis les étoiles Betelgeuse et Rigel !

J’étais ivre

De joie,

Plus riche que tous les rois

De la Terre !

Alors, je suis partie sur les chemins

Avec ma boîte à images

Pour rapporter quelques souvenirs féériques

Laissés par la baguette magique

De la petite fée

Dont j’ai conté l’histoire l’année passée.

 

                                             Blanche Drevet

 

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J'ai très envie de vous raconter à nouveau la belle  histoire de la fée du givre :

 

Une nuit de janvier,

Une fée heureuse

Qui souriait à l’étoile Betelgeuse,

Eut envie de voyager

Sur notre petite terre.

 

Elle enfila sa baguette légère

Dans les trois perles rondes

Du Baudrier d’Orion,

La frotta sur la froide jumelle

De Betelgeuse, l’étoile Rigel,

Puis traversa le ciel étoilé

De cette nuit glacée

Pour se poser sur le sommet gelé d’une colline.

 

Inspirée,

En tournant lentement le beau livre

De l’hiver,

Elle dessina avec sa baguette de givre

Toutes les branches des charmes et des hêtres,

Celles des bouleaux et celles des grands chênes,

Le contour dentelé de ses feuilles rousses

Et les jolies étoiles des coussins de mousse,

Les épines des ronces et les petites brindilles,

Les graminées et toutes les aiguilles

Des pins et des élégants sapins,

Les fruits rouges des églantines

Et les fruits roses et orange

Des fusains que mangent les mésanges.

 

Ravie,

Elle disparut dans la nuit

Quand un rayon de soleil annonça le matin.

 

L’homme qui marchait d’un pas lourd

Depuis l’aube  dans la boue du chemin,

Se pencha émerveillé

Sur les milliers de paillettes qui scintillaient.

Il se sentit riche de tous ces diamants

Qui rendent le cœur léger et content.

 

Mais notre soleil ivre

Donna trop de chaleur

Et toutes les perles de givre

S’évanouirent dans la vapeur.

 

L’homme continua de sourire intérieurement

Car il savait que la richesse des diamants de la terre

Etait moins éphémère

Que celle des pièces d’or qui pesaient lourdement

Dans les cœurs  malheureux.

La fée qui souriait à l’étoile Betelgeuse

Aurait à nouveau envie de voyager

Sur notre  planète bleue.

 

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Par Blanche DREVET - Publié dans : poèmes - Communauté : Embellissons nous la vie
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 21:06

Les clowns sont toujours à l'honneur pendant les fêtes de fin d'année  ! j'espère de tout mon coeur qu'ils ont fait rire beaucoup de petits enfants et de parents au cirque ou devant l'écran de télé car il leur faut beaucoup de courage pour  faire rire à une époque devenue blasée car trop gavée d'images artificielles !

 

Je me suis souvenue d'un poème dédié à Achille Zavatta qui nous a quittés en 1993 et que je vous offre maintenant en pensant à tous ces hommes dont le métier est devenu bien difficile

 

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LE CLOWN

 

Non, ce n’était pas le tonnerre

Ni un tonnerre d’applaudissement,

C’était un coup de revolver

Un vrai coup de revolver révoltant !

Pourquoi révoltant ?

Il aurait pu lancer un grand jet d’eau sifflant

Ou un p’tit souffle d’air

Pour faire rire les enfants

Assis par terre !

Non, il a fait un super boum

Pour laisser passer sur l’onde

L’âme toute ronde

D’un clown

 

Un clown qui ne faisait plus rire sur terre.

Sur terre c’était l’hiver

Et le clown était malade et triste.

Il ne pouvait plus ni jongler, ni danser sur la piste.

Chaque rire des enfants

Avait creusé une petite ride derrière son fard blanc.

Alors il fit le rêve étrange

D’aller faire rire les anges.

Les anges doivent avoir besoin de rire au paradis

S’ils regardent les misères de nos vies.

 

Je suis sûre qu’ils lui ont pardonné

Quand le clown est monté

Là-haut un peu plus tôt que prévu.

Il fallait qu’il fasse un grand bruit assourdissant

Comme un applaudissement

Pour quitter avec un beau salut

La grande scène de la vie

               

                                                            Blanche Drevet

 

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Par Blanche DREVET - Publié dans : poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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  • Blanche DREVET
  • LA PLUME DU SILENCE
  • Femme
  • art lecture poésie
  • j'aime le silence,bien sûr, le matin, la nuit, la nature, les arbres, la montagne , la marche, le vélo, lire, écrire, dessiner, peindre. J'aime aussi le soleil, le cinéma, les bons vins , les bons petits plats et la vie !

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Victor HUGO par-NADAR 1884

"De quel papillon la vie terrestre

 est-elle la chenille ?"

Victor HUGO ( l'homme qui rit )

  VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

Vincent VAN GOGH

 

 

 

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" La tendresse est plus forte que la dureté,

 l'eau est plus forte que le rocher,

 l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

 

SOURIRE-J.jpg

" Vous êtes aussi jeune que votre foi,

aussi vieux que votre doute,

aussi jeune que votre confiance en vous-même,

aussi jeune que votre espoir,

aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune

tant que vous serez réceptif.

Réceptif aux messages de la nature,

de l'homme et de l'infini.

Si un jour,

votre coeur allait être mordu

par le pessimisme

et rongé par le cynisme,

puisse Dieu avoir pitié

de votre âme de vieillard."

 

Attribué à Douglas MAC ARTHUR , général américain. 1880-1964

 

" Ami, il n'y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis vous donner et que vous pouvez prendre. Il n'existe pas de paix dans l'avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez donc la paix; "

Fra Angelico da Fiesole

paroles amérindiennes

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"choisis bien tes mots car ce sont eux

qui créent le monde qui t'entoure "

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"Je suis né dans la prairie,là où le vent soufflait,libre,là où rien ne faisait obstcle à la lumière du soleil.Je suis né sur une terre sans clôtures où chacun respirait librement;"

DIX OURS chef commanche

 

"Quand le dernier arbre

Aura été abattu

Quand la dernière rivière

Aura été empoisonnée

Quand le dernier poisson

Aura été pêché

alors on saura que

L'argent ne se mange pas"

  Go Khla Yeh dit GERONIMO

Invitation à publier ce poème de GERONIMO sur votre blog :

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins." 

 

science et litterature

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« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

 

ALBERT EINSTEIN

 

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J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

 

George Sand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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